Églises de Corrèze >Communes commençant par OOBJATSaint-BarthélémyLa plus ancienne mention d’Objat remonte à l’an 846, date à laquelle le roi Pépin II d’Aquitaine en fit don à l’évêque de Limoges. L’édifice actuel date des XIVe et XVe siècles. Composée d’un chevet polygonal et d’une large nef flanquée de chapelles, l’église s’ouvre par un portail surmonté d’un gracieux arc en accolade, contrastant avec l’austérité de la tour-façade, épaulée de contreforts.Elle est surmontée d’un clocher « en forme de casque à pointe », datant de 1842.
La sculpture ornementale est riche et les voûtes à nervures sont ornées de clefs très intéressantes, portant notamment les armoiries de Bertrand de Livron, écuyer de Louis XI, seigneur de Vars, la Rivière et Objat, et de Françoise de Bauffremont qu’il épousa en 1477. L’édifice, achevée à cette date, fut agrandie, en 1600, d’une chapelle dédiée à saint Jacques, devenue sacristie.
Deux groupes sculptés en bois au XVIIe siècle représentent la Vierge à l’Enfant et la Sainte Famille. Lors de la restauration intervenue en 1957, ont pris place la table du maître-autel en granit de Bugeat et, dans la chapelle de gauche, dédiée à saint Jean-Baptiste, un bel autel en granit d’Aubazine. ORGNAC-SUR-VEZÈRESaint-MartialL’église romane a été remaniée à la fin du XVe siècle. Son plan dessine une croix formée par la nef, plafonnée, et deux chapelles voûtées à double travée chacune, celle du sud portant la date de 1675. Aux clés de voûte de la chapelle nord figurent les armes des Pompadour et des Comborn. Un clocher pignon domine la façade.
Le retable du maître-autel est attribué à Pierre Duhamel, en fonction d’un contrat passé en 1678 entre le curé d’Orgnac et le « maître-sculpteur », chargé de faire un cadre pour le tableau d’Antoine Cibille, le Calvaire, commandé à la même date. Lors de sa restauration, la signature du peintre a été retrouvée. Il est encadré de deux statues d'évêques, saint Martial et saint Etienne d'Obazine dont l'église possède les reliques. La petite croix d’autel du XVIe siècle, en cuivre doré, jadis dans la sacristie, est actuellement exposée dans le trésor de la collégiale de Brive. Onze verrières abstraites sont dues au Père dominicain Kim En Joong, originaire de Corée. (2013). ORLIAC-DE-BARSaint-LaurentCette prévôté-cure était une possession de l’abbaye Saint-Martin de Tulle. Reconstruite au XIVe siècle et remaniée au siècle suivant, elle a la forme d’un quadrilatère allongé, flanqué de deux chapelles au nord et d’une au midi. Le portail occidental est dominé par un clocher-tour couronné d’une flèche en charpente refaite en 2021.
L'intérieur de l'église a également bénéficié d'une restauration remarquable (2014-2021) qui a révélé des restes de peintures murales représentant une Mise au Tombeau. Le retable, livré en mars 1711 par Monsieur Duhamel jeune, sculpteur, a été bien mis en valeur à un nouvel emplacement.
Une vitrine abrite une châsse du début du XIVe siècle, ornée de cinq médaillons champlevés figurant des anges, un ostensoir de la même époque et une Vierge de Pitié, en calcaire polychrome, de la fin du XVe siècle, remarquable par l’intensité de sa douleur et son recueillement. Églises de CorrèzeTABLE DES MATIERES
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